En 1974, les rencontres d'Arles sont sauvées

Brassaï et Ansels Adams réunis aux rencontres d'Arles en 1974
Brassaï et Ansel Adams au toril, en Camargue.

Pourquoi et comment cette manifestation, pourtant bien en place, aurait pu disparaître ou quitter la ville après 1974.

 

Elle va être sauvée par l'acharnement de Lucien Clergue, de l'équipe fondatrice et les bénévoles.

Oui, parce qu'ajoutées aux manifestations estivales du comité des fêtes local le "super photo-club du Sud," réalise cette animation sans subvention nationale.

Pour certains, il se devait d'être à Paris !

           C'est désormais Paris qui se déplacera !

 

            Car en traversant l'Atlantique pour la première fois de sa vie Ansel Adams apporte une notoriété incontestable. Il est sur nos images en compagnie de Brassaï venu de ce fait, Lartigue, Cartier Bresson, Ronis, Cordier, Gibson, Boubat,Tournier.


Ces grands maîtres seront suivis les années suivantes par Lisette Model, Izis, Kertetz, Freund, Siskin, Mapplethorpe, Caponigro,  Maisel, William Klein, Doisneau, Salaün, Théret, Sudre, Bravo, Corbeau, Cornell Capa, Mary Ellen Mark, Suzan Felter, Hidalgo, Tress, Hosoë, et tant d'autres …

Arles devient le lieu d'une manifestation internationale incontournable.

            L'état parisien envoie désormais ses représentants.

            Et Denis Brihat, jean Dieuzaide et Ralph Gibson aidés de Jacques Régent et Maurel de chez Ilford, vont convaincre cette firme de ne pas cesser de fabriquer du papier baryté sur support fibre.

Depuis, les choses ont bien changé !

Inévitablement, la réputation grandissante des rencontres d'Arles a attiré une fréquentation qui impose une organisation, avec finalement les pratiques d’une entreprise de spectacle où tout devient payant.

Et par contre coup, là où les premiers invités mis à l’honneur, étaient heureux et parfois découvraient le contact avec un public - pour eux inconnu - leurs successeurs seront pour certains, adeptes du comportement regrettable du vedettariat.


              A cette époque nous avions été très sensibles et surpris de côtoyer si aisément des maîtres, qui eux-mêmes se découvraient parfois entre eux et où les uns se soumettaient quelques fois au jugement de leurs images par les autres.


On voit bien aussi sur ces images que les photographes  qui venaient là comme en pèlerinage, construisaient de l'intérieur et pour une part ces rencontres.

Ils participaient à un débat d'idées ou généraient des remises en cause assez fréquentes, discussions typiques comme une suite érodée de l'année 68.


               Et ce sont ces images de reportage qui nous sont apparues comme les plus précieuses, méritant d'être sauvées de l'oubli et de la destruction.

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